mardi 5 juin 2007

Législatives dans les Hauts-de-Seine, suite

M Sarkozy a été élu président sur un programme clairement de droite. Juste après les élections, il a décidé de trahir son électorat, en nommant des ministres socialistes dans son gouvernement, montrant qu'il voulait une ouverture. On pourrait se demander d'ailleurs pourquoi il n'a pas achevé cette "ouverture" en proposant, par exemple, à M Mégret le ministère de l'intérieur. Quelle politique va suivre le gouvernement? Celle de M Sarkozy, ou celle des ministres socialistes? Ainsi, M Kouchner est favorable à l'adhésion de la Turquie.
C'est pourquoi, afin d'ancrer l'UMP à droite, afin d'avoir des députés capables de réagir et de s'opposer aux mesures typiquement de gauche avancées par M Sarkozy, que ce soit sur le mariage homosexuel, rebaptisé Contrat Union Civile, à propos du droit de vote des étrangers, de la discrimination prétendument positive, ou de la construction des mosquées avec l'argent des Français, il est nécessaire de voter pour les candidats de l'Alliance Patriotique, soutenus par le MNR. En outre, chaque voix permet au MNR de recevoir 1.63 euros par an pendant 5 ans, et l'argent récolté permettra au MNR d'être encore plus efficace et de peser davantage en faveur d'une réelle politique de droite.
Le vote Alliance Patriotique MNR est également un moyen de soutenir la création d'une véritable alliance patriotique. M Mégret avait loyalement soutenu M Le Pen, en lui apportant un nombre important de signatures, en appellant à voter pour lui. Pour les législatives, un accord avait été proposé: 60 circonscriptions pour le MNR, 517 pour le FN. Le FN a refusé, prenant ainsi le risque de faire échouer tout rapprochement entre les différents courants de la droite nationale, alors que France est dans une situation critique, et que les Français ont encore des illusions sur M Sarkozy. Le FN a eu également l'inélégance de présenter un candidat (son majordome) face à M Mégret. Le MNR , quant à lui, a décidé de retirer unilatéralement ses candidats face à une quinzaine de dirigeants du FN, à de hauts cadres emblématiques du MPF, comme Mme Besse ou M Bompard, aux candidats identitaires ou à M Dupont-Aignan (président de Debout La République), afin de jeter les bases d'un rassemblement de ces mouvements.
Le vote MNR exprime également le refus de la dérive umpiste du MPF. En effet, après avoir attaqué l'UMPS, le MPF a invité à voter Sarkozy, a désisté ses candidats en faveur de Mme Alliot-Marie ou M Fillon, et présente des candidats sous l'étiquette "majorité présidentielle", c'est à dire que ces candidats doivent obligatoirement voter la confiance, ne pas voter les motions de censure, voter le budget, en un mot soutenir le Président et le gouvernement. Bref, ces candidats, s'ils sont élus, seront incapables de dénoncer les dérives de l'UMP; c'était d'ailleurs déjà le cas avant: Mme Besse, député MPF, a pris une seule fois la parole pendant toute la durée de son mandat.
Le vote MNR permet enfin de rejeter la dérive gauchiste du FN, incarnée par Marine Le Pen, qui a voulu banaliser le FN, et récupérer les voix des immigrés, se lançant ainsi dans du communautarisme.

2 commentaires:

l'indien a dit…

"Juste après les élections, il a décidé de trahir son électorat, en nommant des ministres socialistes dans son gouvernement, montrant qu'il voulait une ouverture."

C'est une fausseté. Sarkozy a dit pendant la campagne qu'il voulait un gouvernement d'ouverture et ce qu'il l'a dit, il le fait. Où est la trahison?

webmasterMNR92 a dit…

Réponse:
certes, il faut effectivement reconnaître qu'avant le deuxième tour, Sarkozy avait parlé d'ouverture. Maintenant, beaucoup de personnes ont voté pour lui afin de faire barrage à une candidate incompétente et socialiste, Mme Royal, et ne souhaitaient absolument pas se retrouver avec une espèce de gouvernement d'union nationale, comportant des gens de gauche.
Voilà en tout cas une vraie trahison, à propos de la Turquie: "Comme prévu, trois nouveaux chapitres des négociations d'adhésion à l'Europe de la Turquie devraient être ouverts le 26 juin, à la fin de la présidence allemande de l'UE. Le président français, Nicolas Sarkozy, ne devrait pas y mettre son veto d'ici là." (artice du Monde du 5 juin 2007)