Il y a un an que Sarkozy a été élu. Combien de personnes croyaient à toutes ses belles promesses! Au bout d'un an, le bilan est accablant. Il faut distinguer:
les mauvaises réformes
les réformes bonnes mais qui faute de volonté n'ont pas servi à grand chose
les réformes qui auraient dû être faites et qui ne l'ont pas été.
Dès le début (il suffit de se reporter à mes messages de juin 2006), on pressentait l'échec total du quinquennat de Sarkozy.
Gouvernement: lourd, trop de personnes, destiné non à avancer dans les réformes mais à satisfaire les satellites de l'UMP (radicaux, Nouveau Centre) et l'ouverture vers les socialistes et les immigrés, quitte à avoir des personnes totalement incompétentes, s'exprimant comme des charretiers et invivables.
Le style du président: augmentation de 170% de son salaire, exhibition dans la presse people, étalage de sa vie privée sentimentale, ainsi que ses déboires avec Cecilia ou Carla, Rolex, éemprunt" d'un stylo en or, incapacité à dominer ses nerfs ("sale con!" à un visiteur du salon de l'agriculture), etc.
Islamisation:
création d'une fondation des oeuvres pour l'islam de France, destinée à faciliter la construction de mosquées.
Facilitation de baux dérisoires en faveur des mosquées, baux établis par les villes, refus d'appliquer les expulsions demandées de certains imams extrêmistes
discours tenus par Sarkozy faisant l'apologie de l'islam
Le bilan est totalement négatif. Rien n'a été fait pour lutter contre la propagande salafiste ou islamiste, et écarter les imams radicaux, fermer les mosquées intégristes, etc.
Immigration:
objectif de 25000 expulsions non atteint
ouverture aux immigrés de plus d'une centaine de métiers
régularisations massives servant de pompe aspirante (sur les 238 clandestins de Sangatte, 231 ont été régularisés)
Création d'un compte épargne codéveloppement pour inciter les étrangers à investir dans leur pays d'origine
Bien sûr, pas de suppression de l'Aide Médicale d'Etat
Sécurité:
Une réformette sur les peines plancher qui ne sera quasiment pas appliquée à cause des conditions restrictives dessus
Démocratie et institution:
passage en force du Traité de Lisbonne
suppression du referendum obligatoire pour les nouvelles adhésions à l'Union Européenne
volonté d'imposer le vote à un tour pour les législatives
Union Européenne:
une réforme aboutie, mais qui va dans le mauvais sens: l'ignoble ratification antidémocratique et totalitaire de l'infâme traité de Lisbonne qui donne la France aux technocrates européistes bruxellois
Elargissement de Shengen, qui accélère encore un peu plus l'immigration
Pas de blocage de la Turquie
Ouverture des portes de l'Union Européenne dans le futur au Kosovo et au Maroc
Diplomatie:
Scandaleuse reconnaissance de l'indépendance du Kosovo.
Scandaleuse invitation de Kadhafi.
Excuses officielles à la chinoise sportive handicapée, sans demander des excuses en échange pour les drapeaux français brûlés
Invitation du Hezbollah
Ingérence dans les affaires intérieures colombiennes
Réforme de l'Etat et économie:
suppression de postes de fonctionnaires partant à la retraite, mais pas un sur deux, plutôt un sur trois.
Création de nouveaux impôts
pas de vraie réforme de l'Etat.
Défiscalisation des heures supplémentaires, mais le dispositif est illisible
Réformette des régimes spéciaux, qui feront économiser 200 millions sur 5 milliards
Réformette sur le service minimum
Education: réforme des universités, qui allait dans le bon sens dans une bonne partie des mesures affichées, mais qui n'allait pas assez loin
Timide avancée sur la carte scolaire
Défense de la France et de sa langue:
ratification du protocole de Londres sur les brevets
transformation de la fête nationale en une vague fête européenne
imposition du drapeau européen sur les plaques et suppression du numéro de la région de l'autre côté
Repentance exprimée dans plusieurs discours tenus dans les pays africains
Famille, moeurs, vie:
au début, pas de ministre de la Famille, puis nomination de Morano
Tentative de supprimer la carte famille nombreuse (très exactement, d'en transférer le coût à la SNCF, ce qui revient au même)
Volonté de supprimer les allocations familiales
Volonté de s'acheminer encore un peu plus vers l'euthanasie
Bref, le bilan est très largement négatif, à l'exception de quelques réformettes qui ne serviront quasiment à rien et ne régleront rien.
Il reste quatre ans. Tout n'est pas perdu, à condition que Sarkozy redresse totalement la barre. Mais il est inutile d'avoir des illusions là-dessus.
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jeudi 24 avril 2008
Un an après
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lundi 1 octobre 2007
Municipales; les choses avancent
Les listes de l'UMP seront placées sous le sceau de l'ouverture; Bockel crée son parti, "Gauche moderne", qu s'alliera avec l'UMP aux prochaines municipales. Besson, lui, lance "les progressistes", afin de doter la majorité présidentielle d'une aile gauche. Il est assez spécial de voir que tous les socialistes et l'UMP, qui faisaient sembler de se détester, se cajoler dans de folles retrouvailles. On remarquera que toutes ces personnes passent directement du PS à Sarkozy, sans s'arrêter au Modem de Bayrou, qui lui lorgne du côté du PS, ni au Nouveau Centre, et encore moins dans les deux frères, le Parti Radical et le Parti Radical de Gauche, qui eux aussi ont annoncé qu'ils voulaient amorcer une fusion, mais qui ont le désavantage de n'offrir aucun poste intéressant, aucune gamelle, contrairement à Sarkozy.
Oui, on peut dire que le centre, incarné par quatre principaux partis, est mort-né; le NC sert de support à l'UMP, le Modem est passé successivement d'une alliance avec la droite, à une stratégie "ni droite ni gauche", et maintenant à une stratégie "oui à la gauche". uant à la fusion du Parti Radical, qui n'existe que par la volonté de l'UMP, et d'un PRG atone, ce n'est pas un événement qui va bouleverser la vie politique française.
Les Verts, après leur cruel échec à la présidentielle, continuent à se disputailler entre leurs différents courants et chapelles; vont-ils réussir à faire un score à Paris aussi élevé qu'en 2001? pas sûr. D'ailleurs, Delanoé en aurait plus qu'assez de ces alliés turbulents, et préférerait nettement le Modem.
Le PCF essaye de sauver ces dernières mairies communistes. C'est d'ailleurs un grand mystère; le PCF règne sans partage dans des lieux pauvres, délabrés, où l'insécurité règne, où la situation économique stagne, et pourtant les habitants continuent de voter pour lui. Il faut dire aussi qu'une bonne partie des habitants doit être plus que sensible au discours victimaire,(s'il a brûlé la voiture, c'est parce qu'on le battait quand il était jeune et puis ce n'est pas de sa faute etc), anti fasciste, (comprendre anti FN anti MNR) et anti raciste des communistes. Egalement, on peut s'interroger sur la validité des élections das certaines villes quand aucun policier ne peut y pénétrer sans se faire lapider. Globalement, on voit que le PCF a changé de but électoral; il ne s'agit plus de faire la révolution ou détruire le capitalisme, mais de sauver ses quelques mairies qu'il mendie auprès du PS, ainsi que, ne l'oublions pas, la tête de ses deux derniers bastions départementaux: Seine Saint Denis, Val d'Oise, où le PCF peut perdre la présidence au profit du PS à l'occasion des cantonales qui se tiennent au même moment que les municipales.
Le MPF est un peu dans la même situation que le PCF; il tient un discours un chouïa moins centré, mais oublie ses beaux discours qu'il tenait à l'occasion des présidentielles, pour négocier avec l'UMP quelques places de conseillers municipaux. Pré&voyant, le MPF vient de déclarer que des villiéristes pouvaient se mettre sur des listes comportant des personnalités de sensibilité de gauche. C'est à dire que le MPF, qui faisait campagne en se présentant comme 100% anti socialiste et en rupture avec l'UMPS, pourrait participer à cette ouverture. Le MPF nuance cela en expliquant par contre qu'un villiériste ne se mettrait pas sur des listes comportant des personnalités encartées PS ou PCF. Cette subtilité sémantique n'a aucune valeur et ce pour plusieurs raisons:
parce que les personnalités de gauche participant aux listes UMP aux municipales le feront sous l'étiquette Gauche moderne ou les progressistes. Il est évident qu'une personnalité PS se mettant sur une liste UMP sera immédiatement exclue, et donc sera non encartée.
Parce qu'une personne de gauche non encartée ne fera pas une politique moins néfaste que si elle était encartée
parce que dans une partie des villes, surtout les petites, les candidats sur les listes municipales sont de simples citoyens, parfois non militants et la plupart du temps ne sont pas encartées.
En fait, le MPF, après avoir glissé bien à droite aux dernières élections présidentielles, se rallie à Sarkozy et à l'UMP pour négocier quelques sièges, et est même prêt à collaborer avec la gauche. Il s'agit d'un véritable coup de poignard dans le dos des militants qui pensaient réellement que Villiers avait rompu avec la fausse droite sociale démocrate.
A toute chose, malheur est bon; devant le glissement idéologique de l'UMP qui trahit ses promesses pour s'allier avec la gauche, et la capitulation du MPF, la droite nationale est ainsi le seul recours crédible qui reste aux Français désireux de manifester leur refus de l'abandon d'un grand nombre de promesses de Sarkozy, ne veulent pas une cogestion de leur ville par l'UMPS et en ont assez des socialo communistes. A la droite nationale de montrer qu'elle peutr s'unir et en finir avec ses querelles de chapelle, pour proposer aux Français une véritable alternative fondée sur un projet crédible et réaliste.
Oui, on peut dire que le centre, incarné par quatre principaux partis, est mort-né; le NC sert de support à l'UMP, le Modem est passé successivement d'une alliance avec la droite, à une stratégie "ni droite ni gauche", et maintenant à une stratégie "oui à la gauche". uant à la fusion du Parti Radical, qui n'existe que par la volonté de l'UMP, et d'un PRG atone, ce n'est pas un événement qui va bouleverser la vie politique française.
Les Verts, après leur cruel échec à la présidentielle, continuent à se disputailler entre leurs différents courants et chapelles; vont-ils réussir à faire un score à Paris aussi élevé qu'en 2001? pas sûr. D'ailleurs, Delanoé en aurait plus qu'assez de ces alliés turbulents, et préférerait nettement le Modem.
Le PCF essaye de sauver ces dernières mairies communistes. C'est d'ailleurs un grand mystère; le PCF règne sans partage dans des lieux pauvres, délabrés, où l'insécurité règne, où la situation économique stagne, et pourtant les habitants continuent de voter pour lui. Il faut dire aussi qu'une bonne partie des habitants doit être plus que sensible au discours victimaire,(s'il a brûlé la voiture, c'est parce qu'on le battait quand il était jeune et puis ce n'est pas de sa faute etc), anti fasciste, (comprendre anti FN anti MNR) et anti raciste des communistes. Egalement, on peut s'interroger sur la validité des élections das certaines villes quand aucun policier ne peut y pénétrer sans se faire lapider. Globalement, on voit que le PCF a changé de but électoral; il ne s'agit plus de faire la révolution ou détruire le capitalisme, mais de sauver ses quelques mairies qu'il mendie auprès du PS, ainsi que, ne l'oublions pas, la tête de ses deux derniers bastions départementaux: Seine Saint Denis, Val d'Oise, où le PCF peut perdre la présidence au profit du PS à l'occasion des cantonales qui se tiennent au même moment que les municipales.
Le MPF est un peu dans la même situation que le PCF; il tient un discours un chouïa moins centré, mais oublie ses beaux discours qu'il tenait à l'occasion des présidentielles, pour négocier avec l'UMP quelques places de conseillers municipaux. Pré&voyant, le MPF vient de déclarer que des villiéristes pouvaient se mettre sur des listes comportant des personnalités de sensibilité de gauche. C'est à dire que le MPF, qui faisait campagne en se présentant comme 100% anti socialiste et en rupture avec l'UMPS, pourrait participer à cette ouverture. Le MPF nuance cela en expliquant par contre qu'un villiériste ne se mettrait pas sur des listes comportant des personnalités encartées PS ou PCF. Cette subtilité sémantique n'a aucune valeur et ce pour plusieurs raisons:
parce que les personnalités de gauche participant aux listes UMP aux municipales le feront sous l'étiquette Gauche moderne ou les progressistes. Il est évident qu'une personnalité PS se mettant sur une liste UMP sera immédiatement exclue, et donc sera non encartée.
Parce qu'une personne de gauche non encartée ne fera pas une politique moins néfaste que si elle était encartée
parce que dans une partie des villes, surtout les petites, les candidats sur les listes municipales sont de simples citoyens, parfois non militants et la plupart du temps ne sont pas encartées.
En fait, le MPF, après avoir glissé bien à droite aux dernières élections présidentielles, se rallie à Sarkozy et à l'UMP pour négocier quelques sièges, et est même prêt à collaborer avec la gauche. Il s'agit d'un véritable coup de poignard dans le dos des militants qui pensaient réellement que Villiers avait rompu avec la fausse droite sociale démocrate.
A toute chose, malheur est bon; devant le glissement idéologique de l'UMP qui trahit ses promesses pour s'allier avec la gauche, et la capitulation du MPF, la droite nationale est ainsi le seul recours crédible qui reste aux Français désireux de manifester leur refus de l'abandon d'un grand nombre de promesses de Sarkozy, ne veulent pas une cogestion de leur ville par l'UMPS et en ont assez des socialo communistes. A la droite nationale de montrer qu'elle peutr s'unir et en finir avec ses querelles de chapelle, pour proposer aux Français une véritable alternative fondée sur un projet crédible et réaliste.
vendredi 14 septembre 2007
Municipales: l'UMP soutiendrait des socialistes
Nous avions déjà évqué le cas de Mulhouse, où M Bockel serait sans doute soutenu par une liste UMP socialistes MPF. L'UMP soutiendrait également deux autres socialistes, le premier à Hénin Beaumont, alors que le FN est bien implanté et en passe de remporter les municipales de 2008, et encore pire, le deuxième, Guy Obino, à Vitrolles! Ville par excellence MNR, où Mme Mégret avait été élue avec un très bon score, avant que la justice n'annulât l'élection sous un quelconque prétexte.
Une fois de plus, la fausse droite préfère perdre au profit du PS que gagner avec la droite nationale. C'était déjà le cas aux régionales de 1998 où la fausse droite, plutôt que d'être élue avec les voix du FN, préféra soutenir les socialistes et la politique criminelle. Il devient évident que la fausse droite et la gauche, c'est exactement la même chose, et qu'on peut plus que jamais parler d'UMPS.
Aux législatives,l'UMP appella également à voter pour le candidat PS, alors opposé à marine Le Pen. On espère que le MPF saura s'élever contre ces soutiens contre nature et rejoindra l'alliance patriotique, et que les derniers umpistes anti socialistes fidèles aux valeurs du RPR de 1986, révulsés par ces combines politiciennes minables et ces soutiens indignes, quitteront l'UMP; il n'est pas encore trop tard.
Une fois de plus, la fausse droite préfère perdre au profit du PS que gagner avec la droite nationale. C'était déjà le cas aux régionales de 1998 où la fausse droite, plutôt que d'être élue avec les voix du FN, préféra soutenir les socialistes et la politique criminelle. Il devient évident que la fausse droite et la gauche, c'est exactement la même chose, et qu'on peut plus que jamais parler d'UMPS.
Aux législatives,l'UMP appella également à voter pour le candidat PS, alors opposé à marine Le Pen. On espère que le MPF saura s'élever contre ces soutiens contre nature et rejoindra l'alliance patriotique, et que les derniers umpistes anti socialistes fidèles aux valeurs du RPR de 1986, révulsés par ces combines politiciennes minables et ces soutiens indignes, quitteront l'UMP; il n'est pas encore trop tard.
Turquie: nouvelle trahison du gouvernement
Une modification de la Constitution avait été effectuée par Chirac, modification prévoyant que les Français seront consultés automatiquement par referendum sur tout élargissement futur de l'Union Européenne.
Mais voilà, entre temps, Sarkozy a été élu et s'est empressé de nommer comme ministre des affaires étrangères M Kouchner, proche du PS et favorable à l'adhésion de la Turquie dans l'Union Européenne, et comme secrétaire M Jouyet, ancien socialiste, dont la position sur la Turquie est totalement floue (en particulier, lors d'une interview sur RTL, il a été incapable de répondre simplement par oui ou par non quand on lui demande s'il est favorable à l'adhésion de la Turquie). Ce M Jouyet a peut être une position ambigüe sur la Turquie mais en tout cas sa position sur la manière dont on doit décider si la Turquie doit adhérer ou non est très claire; M Jouyet vient de réclamer la suppression de la modification effectuée par M Chirac. Qu'est-ce que cela veut dire? c'est que les Français ne seraient plus automatiquement consultés pour l'adhésion de la Turquie. Alors, me dira t-on, il est toujours possible que les Français soient consultés! Mais voilà: si Sarkozy veut que les Français soient consultés, pourquoi supprimer la modification constitutionnelle? Cela revient au même! Donc M Jouyet a proposé cela pour que les Français ne pussent pas s'exprimer par referendum.
Peut-on en vouloir à M Jouyet? pas tellement! Socialiste il a été, socialiste il restera, il a continué à se bercer d'illusions sur le mélange des peuples et l'enrichissement culturel, etc. Non, le vrai responsable, c'est M Sarkozy, celui qui a prôné l'ouverture et cherché un par un les socialistes. Quelle a été sa réaction, alors qu'il avait déclaré "une décision aussi importante que l’adhésion de la Turquie à l’Europe ne pourrait être prise qu’après qu’il y ait eu un référendum en France pour connaître l’opinion des Français"? Il n'y en a pas. Aucun désaveu, aucune sanction.
Il convient de faire un petit récapitulatif: M Sarkozy se déclare hostile à l'adhésion de la Turquie, favorable à un partenariat privilégié et à un referendum.
M Sarkozy est élu; il nomme un ministre favorable à l'adhésion de la Turquie dans l'UE et un secrétaire flou sur la question. Puis il autorise l'ouverture de nouveaux chapitres de négociation. Quelques temps plus tard, il appelle à la reprise des négociations d'adhésion avec la Turquie, puis cautionne par son silence une déclaration de son secrétaire d'Etat visant à éviter un referendum sur la question.
Quelle forfaiture par rapport à ses engagements! Que de renoncements! Nous assistons à une politique molassonne, sociale démocrate, laxiste, brouillonne, inconsistante, et en total décalage avec son programme électoral. Encore un peu, et il va nous faire regretter Chirac.
Mais voilà, entre temps, Sarkozy a été élu et s'est empressé de nommer comme ministre des affaires étrangères M Kouchner, proche du PS et favorable à l'adhésion de la Turquie dans l'Union Européenne, et comme secrétaire M Jouyet, ancien socialiste, dont la position sur la Turquie est totalement floue (en particulier, lors d'une interview sur RTL, il a été incapable de répondre simplement par oui ou par non quand on lui demande s'il est favorable à l'adhésion de la Turquie). Ce M Jouyet a peut être une position ambigüe sur la Turquie mais en tout cas sa position sur la manière dont on doit décider si la Turquie doit adhérer ou non est très claire; M Jouyet vient de réclamer la suppression de la modification effectuée par M Chirac. Qu'est-ce que cela veut dire? c'est que les Français ne seraient plus automatiquement consultés pour l'adhésion de la Turquie. Alors, me dira t-on, il est toujours possible que les Français soient consultés! Mais voilà: si Sarkozy veut que les Français soient consultés, pourquoi supprimer la modification constitutionnelle? Cela revient au même! Donc M Jouyet a proposé cela pour que les Français ne pussent pas s'exprimer par referendum.
Peut-on en vouloir à M Jouyet? pas tellement! Socialiste il a été, socialiste il restera, il a continué à se bercer d'illusions sur le mélange des peuples et l'enrichissement culturel, etc. Non, le vrai responsable, c'est M Sarkozy, celui qui a prôné l'ouverture et cherché un par un les socialistes. Quelle a été sa réaction, alors qu'il avait déclaré "une décision aussi importante que l’adhésion de la Turquie à l’Europe ne pourrait être prise qu’après qu’il y ait eu un référendum en France pour connaître l’opinion des Français"? Il n'y en a pas. Aucun désaveu, aucune sanction.
Il convient de faire un petit récapitulatif: M Sarkozy se déclare hostile à l'adhésion de la Turquie, favorable à un partenariat privilégié et à un referendum.
M Sarkozy est élu; il nomme un ministre favorable à l'adhésion de la Turquie dans l'UE et un secrétaire flou sur la question. Puis il autorise l'ouverture de nouveaux chapitres de négociation. Quelques temps plus tard, il appelle à la reprise des négociations d'adhésion avec la Turquie, puis cautionne par son silence une déclaration de son secrétaire d'Etat visant à éviter un referendum sur la question.
Quelle forfaiture par rapport à ses engagements! Que de renoncements! Nous assistons à une politique molassonne, sociale démocrate, laxiste, brouillonne, inconsistante, et en total décalage avec son programme électoral. Encore un peu, et il va nous faire regretter Chirac.
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lundi 3 septembre 2007
Nouvelle ouverture de l'UMP
Un comité pour la revalorisation du métier de l'enseignant sera créé. Encore une fois, un bel exemple de la gestion de l'UMP au jour le jour: créer un comité, une commission, un groupe de réflexion, qui pourra se réunir deux trois fois et pondre un rapport qui ira dormir dans un bureau.
En ce sens, le fait que M Rocard ait accepté de devenir membre de ce comité n'est pas très grave; il ne risque pas d'y faire de gros dégâts. Cela montre toutefois l'acharnement de l'UMP à consulter les socialistes; toujours cette ouverture à sens unique, vu qu'on n'a proposé à aucune personne de la droite nationale d'y faire partie.
Le bruit court également que Julien Dray rejoindrait le gouvernement en 2008 afin de remplacer Mme Alliot Marie. M Dray est, on le rappelle, ancien membre de la Ligue communiste (ancêtere de la Ligue Communiste Révolutionnaire), et membre de l'aile gauche du parti socialiste, qui fustigeait les tendances libérales et centristes du PS. Très communautariste, M dray a été vice président de SOS Racisme et proche de Ni Putes Ni Soumises. Certes, Mme Alliot Marie n'est peut être pas une ministre excellente, mais de là à la remplacer par M Dray! On se demande avec inquiétude qui sera le prochain: Mélenchon, Robert Hue?
En ce sens, le fait que M Rocard ait accepté de devenir membre de ce comité n'est pas très grave; il ne risque pas d'y faire de gros dégâts. Cela montre toutefois l'acharnement de l'UMP à consulter les socialistes; toujours cette ouverture à sens unique, vu qu'on n'a proposé à aucune personne de la droite nationale d'y faire partie.
Le bruit court également que Julien Dray rejoindrait le gouvernement en 2008 afin de remplacer Mme Alliot Marie. M Dray est, on le rappelle, ancien membre de la Ligue communiste (ancêtere de la Ligue Communiste Révolutionnaire), et membre de l'aile gauche du parti socialiste, qui fustigeait les tendances libérales et centristes du PS. Très communautariste, M dray a été vice président de SOS Racisme et proche de Ni Putes Ni Soumises. Certes, Mme Alliot Marie n'est peut être pas une ministre excellente, mais de là à la remplacer par M Dray! On se demande avec inquiétude qui sera le prochain: Mélenchon, Robert Hue?
samedi 7 juillet 2007
Socialisme et communautarisme
Ca y est, c'est décidé: Sarkozy soutiendra Strauss Kahn pour la direction du FMI. A M Jack Lang (évidemment, pas Karl) , il a été confié une mission de réflexion sur la rénovation des institutions; une autre mission a été confiée à Védrine et Attali. M Sarkozy continue de faire la part belle aux socialistes.
Mais le plus choquant est sans doute ce qui se passe avec les ministres communautaristes:
Rama Yade Zimet (on se demande pourquoi ces personnes, afin de montrer leur volonté d'assimilation, ne changent pas de prénom? C'est une chose simple à faire), secrétaire d'Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l'homme (sans aucune connaissance spéciale sur le sujet) déclare: l'Afrique constitue l'objectif "ultime" de sa trajectoire politique (alors qu'elle est, ne l'oublions pas, ministre de la France, et pas d'un pays africain). Et elle continue: L'Afrique, "je ne peux pas m'en foutre parce que je ne suis pas née" en France. Sur la forme, on remarquera le langage typique des "jeunes des cités", indigne d'un ministre de la France. Sur le fond, ou Mme Yade se sent Française, et dans ce cas là son lieu de naissance ne devrait avoir aucune importance et elle devrait penser à la politique étrangère de la France, ou son lieu de naissance est très important et elle se sent Africaine, et dans ce cas là, nous ne pouvons que l'inviter à retourner en Afrique pour devenir ministre du Sénégal. Mais nous ne pouvons pas accepter que des étrangers devenant ministres, pensent uniquement à leur pays de naissance, au détriment du pays dont ils sont ministre. Et ce n'est pas fini! Elle déclare encore:" Au fond, ici (en France) tout est fait', alors que 'chez nous, tout reste à faire." Donc cela veut dire que pour elle le chez nous est en Afrique, mais pas en France. Eh bien, nous lui proposons de rejoindre son "chez nous", pour y faire. A quoi cela sert qu'elle reste en France si tout est fait?
Une autre ministre communautariste fait parler d'elle, Mme Rachida Dati, nommée uniquement pour ses origines (question compétence, elle était rentrée à l'ENM, admise sur titres, et elle était seulement substitut du procureur au tribunal d'Evry. Bref, il en existait des centaines ayant suivi sa formation). Après avoir déclaré que son premier but était de lutter contre les discriminations (un comble, quand on est nommée uniquement parce qu'on s'appelle Rachida Dati!), elle fait encore parler d'elle: son directeur de cabinet, auparavant directeur de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) et procureur général de Nîmes (donc quelqu'un de bien plus qualifié que Rachida Dati pour être ministre de la justice, mais a le tort de s'appeller Michel Dobkine, et non Rachid Ben quelque chose) a en effet démissionné. Selon L'Est républicain, "depuis plusieurs jours les rapports entre ce magistrat expérimenté et la ministre de la Justice s'étaient dégradés, au point que l'intéressé décide hier de jeter l'éponge. "En fin de journée, Michel Dobkine a réuni tous ses collaborateurs pour annoncer son départ, en expliquant: "J'en ai assez de me faire insulter toute la journée", précise le journal. La nature de Rachida Dati avait apparemment repris le dessus. L'habit ne fait pas le moine, on s'en doutait. Ce n'est pas en étant nommé ministre qu'on acquiert amabilité, respect de l'autre, langage correct, et les belles manières qui siéent à un ministre. Il aurait été intéressant, pour avoir l'histoire complète, de connaître les insultes. Zyva, espèce de sale face de craie, par exemple?
Mais le plus choquant est sans doute ce qui se passe avec les ministres communautaristes:
Rama Yade Zimet (on se demande pourquoi ces personnes, afin de montrer leur volonté d'assimilation, ne changent pas de prénom? C'est une chose simple à faire), secrétaire d'Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l'homme (sans aucune connaissance spéciale sur le sujet) déclare: l'Afrique constitue l'objectif "ultime" de sa trajectoire politique (alors qu'elle est, ne l'oublions pas, ministre de la France, et pas d'un pays africain). Et elle continue: L'Afrique, "je ne peux pas m'en foutre parce que je ne suis pas née" en France. Sur la forme, on remarquera le langage typique des "jeunes des cités", indigne d'un ministre de la France. Sur le fond, ou Mme Yade se sent Française, et dans ce cas là son lieu de naissance ne devrait avoir aucune importance et elle devrait penser à la politique étrangère de la France, ou son lieu de naissance est très important et elle se sent Africaine, et dans ce cas là, nous ne pouvons que l'inviter à retourner en Afrique pour devenir ministre du Sénégal. Mais nous ne pouvons pas accepter que des étrangers devenant ministres, pensent uniquement à leur pays de naissance, au détriment du pays dont ils sont ministre. Et ce n'est pas fini! Elle déclare encore:" Au fond, ici (en France) tout est fait', alors que 'chez nous, tout reste à faire." Donc cela veut dire que pour elle le chez nous est en Afrique, mais pas en France. Eh bien, nous lui proposons de rejoindre son "chez nous", pour y faire. A quoi cela sert qu'elle reste en France si tout est fait?
Une autre ministre communautariste fait parler d'elle, Mme Rachida Dati, nommée uniquement pour ses origines (question compétence, elle était rentrée à l'ENM, admise sur titres, et elle était seulement substitut du procureur au tribunal d'Evry. Bref, il en existait des centaines ayant suivi sa formation). Après avoir déclaré que son premier but était de lutter contre les discriminations (un comble, quand on est nommée uniquement parce qu'on s'appelle Rachida Dati!), elle fait encore parler d'elle: son directeur de cabinet, auparavant directeur de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) et procureur général de Nîmes (donc quelqu'un de bien plus qualifié que Rachida Dati pour être ministre de la justice, mais a le tort de s'appeller Michel Dobkine, et non Rachid Ben quelque chose) a en effet démissionné. Selon L'Est républicain, "depuis plusieurs jours les rapports entre ce magistrat expérimenté et la ministre de la Justice s'étaient dégradés, au point que l'intéressé décide hier de jeter l'éponge. "En fin de journée, Michel Dobkine a réuni tous ses collaborateurs pour annoncer son départ, en expliquant: "J'en ai assez de me faire insulter toute la journée", précise le journal. La nature de Rachida Dati avait apparemment repris le dessus. L'habit ne fait pas le moine, on s'en doutait. Ce n'est pas en étant nommé ministre qu'on acquiert amabilité, respect de l'autre, langage correct, et les belles manières qui siéent à un ministre. Il aurait été intéressant, pour avoir l'histoire complète, de connaître les insultes. Zyva, espèce de sale face de craie, par exemple?
vendredi 22 juin 2007
Le gouvernement Fillon II
(Ayant eu quelques jours chargés, je n'ai pas pu poster de nouveaux messages. Toutes mes excuses; à l'avenir, sauf exception, je posterai au moins un message tous les deux jours).
Sarkozy avait deux objectifs pour son gouvernement: qu'il soit paritaire, et resserré.
Le premier objectif va dans la logique communautariste chère à Sarkozy. Il n'y a pas un peuple de Français, il y a un agrégat de communautés différentes, dont certaines (femmes, homosexuels, handicapés, immigrés, musulmans) sont à favoriser. Ainsi, on ne met pas des femmes parce qu'elles sont compétentes, on met des femmes parce qu'il faudrait des femmes. Le deuxième, plus intelligent, permettait d'avoir une équipe plus efficace et coûtant moins cher. Aucun de ces deux objectifs n'ont été respectés.
Le gouvernement comporte 16 ministres, 16 secrétaires d'Etat et un haut commissaire.
C'est donc, malgré les souhaits de Sarkozy, un gouvernement lourd.
Qu'y a t-il dans ce gouvernement? C'est un conglomérat de radicaux, socialistes, communautaristes, mais on trouve également quelques umpistes.
Des membres du Parti Radical, un parti qui était historiquement la vitrine de la franc maçonnerie, comme: Borloo, une certaine Létard. Quelques membres du Nouveau Centre (il faut bien récompenser ceux qui nous ont soutenu!) comme Morin ou Santini, pourtant mis en examen; il aurait peut-être mieux valu qu'il attendît que l'affaire fût close avant d'accepter le poste. Quelques socialistes ou proches du PS, comme Kouchner, Jouyet, Bockel, Besson, Fadela Amara...
Arrêtons nous sur certains de ses membres:
Borloo est donc membre du Parti radical, appellé officiellement Parti républicain, radical et radical-socialiste. Juste après les émeutes, sa seule action fut de proposer des plans banlieuse, en d'autres termes le versement de dizaines de milliards d'euros de subventions pour construire des stades, immeubles, écoles, etc, ce qui revient à récompenser les casseurs émeutiers. Ils ont tout incendié, ce n'est pas grave, Borloo remplace tout, comme cela ils pourront recommencer!
Kouchner fut administrateur du Kosovo à partir de 1999; la même année, des Serbes furent assassinés, et 65 000 durent se réfugier en Serbie ou au Nord du Kosovo, seul partie relativement protégée des exactions des Albanais. Kouchner est également favorable au Traité constitutionnel Européen (comme tous les ministres, d'ailleurs, Sarkozy réclame la diversité mais semble se moquer des 55% des Français qui ont dit non) et à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Problème, il est justement nommé Ministre des Affaires étrangères et Européennes. Et on ne pourra pas compter sur le Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes, M Jouyet, lui aussi favorable au Traité Constitutionnel Européen.
Il ya également Fadela Amara, ancienne membre de SOS Racisme et qui a soutenu des socialistes aux législatives, et Rama Yade, vice présidente du Club Xxiè siècle dont le but est de valoriser la diversité française,qu'il considère comme un atout formidable, en promouvant l'égalité des chances, et membre du Club Averroès qui promeut la diversité dans les médias français et lutte contre une prétendue ségrégation sociale et raciale dans ces derniers.
Quant à Rachida Dati, notre ministre de la justice, quel est son premier chantier?
La lutte contre les discriminations! Evidemment, il fallait y penser. Mme Rachida Dati veut créer un pôle anti discrimination dans chaque tribunal. Une fois de plus, il s'agit de culpabiliser les Français, en les faisant passer pour des abominables racistes fascistes. Enfin, M Morin, quant à lui, a déclaré qu'il recevrait bientôt les gendarmes gays et lesbiens. Voilà effectivement des sujets cruciaux. Une justice surchargée, des lois peu appliquées, des zones interdites, des policiers agressés, des émeutes et bagarres régulières entre bandes, mais l'important est quand même de protéger les gays, lesbiens, et les prétendues victimes de discriminations. Il y a certains moments où on reste sans voix devant tant de bêtise. Les socialistes n'auraient certes pas fait mieux, mais je ne pense pas qu'ils auraient fait vraiment pire.
Et encore, on a échappé à Juppé, reconnu coupable dans des affaires d'emplois fictifs, ou Taubira, dont nous avons déjà parlé.
Egalement, il y a un problème de dénomination de poste.
On a par exemple un ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, un ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, et un ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité. Pourquoi n'a ton pas créé deux ministères, l'un rassemblant les comptes publics, fonction publique, budget et finance, et un autre avec l'Economie et le Travail, M Hirsh s'occupant déjà des solidarités actives? On note enfin l'absence du mot « famille ». Personne ne s'occupe de la famille, alors que c'est une donnée essentielle de la société actuelle. Malgré les coups de boutoir des socialistes, elle tient bon. Un soutien par un ministère de la famille (éventuellement avec d'autres fonctions) aurait été un signe positif. On ne trouve pas le mot « cultes », qui pourtant aurait pu être une bonne chose, avec d'une part la nécessaire lutte contre l'islamisation, d'autre part un dialogue positif avec les Chrétiens, Juifs, etc sur la salutaire défense des valeurs judéo chrétiennes.
Bref, ce gouvernement pléthorique, constitué, non pas pour faire avancer la France, mais pour récompenser les différents soutiens, descentristes, radicaux et socialistes, à tendance pro Union Européenne, pro Turquie, pro communatarisme, qui néglige des thèmes importants comme la famille, sera incapable de répondre aux légitimes aspirations de la droite nationale, d'assurer la sécurité, de lutter contre l'islamisation, l'immigration massive et le terrorisme, et s'enfoncera dans une politique mollassonne et sociale démocrate.
Nous continuerons à dénoncer fermement la politique suicidaire du gouvernement.
Sarkozy avait deux objectifs pour son gouvernement: qu'il soit paritaire, et resserré.
Le premier objectif va dans la logique communautariste chère à Sarkozy. Il n'y a pas un peuple de Français, il y a un agrégat de communautés différentes, dont certaines (femmes, homosexuels, handicapés, immigrés, musulmans) sont à favoriser. Ainsi, on ne met pas des femmes parce qu'elles sont compétentes, on met des femmes parce qu'il faudrait des femmes. Le deuxième, plus intelligent, permettait d'avoir une équipe plus efficace et coûtant moins cher. Aucun de ces deux objectifs n'ont été respectés.
Le gouvernement comporte 16 ministres, 16 secrétaires d'Etat et un haut commissaire.
C'est donc, malgré les souhaits de Sarkozy, un gouvernement lourd.
Qu'y a t-il dans ce gouvernement? C'est un conglomérat de radicaux, socialistes, communautaristes, mais on trouve également quelques umpistes.
Des membres du Parti Radical, un parti qui était historiquement la vitrine de la franc maçonnerie, comme: Borloo, une certaine Létard. Quelques membres du Nouveau Centre (il faut bien récompenser ceux qui nous ont soutenu!) comme Morin ou Santini, pourtant mis en examen; il aurait peut-être mieux valu qu'il attendît que l'affaire fût close avant d'accepter le poste. Quelques socialistes ou proches du PS, comme Kouchner, Jouyet, Bockel, Besson, Fadela Amara...
Arrêtons nous sur certains de ses membres:
Borloo est donc membre du Parti radical, appellé officiellement Parti républicain, radical et radical-socialiste. Juste après les émeutes, sa seule action fut de proposer des plans banlieuse, en d'autres termes le versement de dizaines de milliards d'euros de subventions pour construire des stades, immeubles, écoles, etc, ce qui revient à récompenser les casseurs émeutiers. Ils ont tout incendié, ce n'est pas grave, Borloo remplace tout, comme cela ils pourront recommencer!
Kouchner fut administrateur du Kosovo à partir de 1999; la même année, des Serbes furent assassinés, et 65 000 durent se réfugier en Serbie ou au Nord du Kosovo, seul partie relativement protégée des exactions des Albanais. Kouchner est également favorable au Traité constitutionnel Européen (comme tous les ministres, d'ailleurs, Sarkozy réclame la diversité mais semble se moquer des 55% des Français qui ont dit non) et à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Problème, il est justement nommé Ministre des Affaires étrangères et Européennes. Et on ne pourra pas compter sur le Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes, M Jouyet, lui aussi favorable au Traité Constitutionnel Européen.
Il ya également Fadela Amara, ancienne membre de SOS Racisme et qui a soutenu des socialistes aux législatives, et Rama Yade, vice présidente du Club Xxiè siècle dont le but est de valoriser la diversité française,qu'il considère comme un atout formidable, en promouvant l'égalité des chances, et membre du Club Averroès qui promeut la diversité dans les médias français et lutte contre une prétendue ségrégation sociale et raciale dans ces derniers.
Quant à Rachida Dati, notre ministre de la justice, quel est son premier chantier?
La lutte contre les discriminations! Evidemment, il fallait y penser. Mme Rachida Dati veut créer un pôle anti discrimination dans chaque tribunal. Une fois de plus, il s'agit de culpabiliser les Français, en les faisant passer pour des abominables racistes fascistes. Enfin, M Morin, quant à lui, a déclaré qu'il recevrait bientôt les gendarmes gays et lesbiens. Voilà effectivement des sujets cruciaux. Une justice surchargée, des lois peu appliquées, des zones interdites, des policiers agressés, des émeutes et bagarres régulières entre bandes, mais l'important est quand même de protéger les gays, lesbiens, et les prétendues victimes de discriminations. Il y a certains moments où on reste sans voix devant tant de bêtise. Les socialistes n'auraient certes pas fait mieux, mais je ne pense pas qu'ils auraient fait vraiment pire.
Et encore, on a échappé à Juppé, reconnu coupable dans des affaires d'emplois fictifs, ou Taubira, dont nous avons déjà parlé.
Egalement, il y a un problème de dénomination de poste.
On a par exemple un ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, un ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, et un ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité. Pourquoi n'a ton pas créé deux ministères, l'un rassemblant les comptes publics, fonction publique, budget et finance, et un autre avec l'Economie et le Travail, M Hirsh s'occupant déjà des solidarités actives? On note enfin l'absence du mot « famille ». Personne ne s'occupe de la famille, alors que c'est une donnée essentielle de la société actuelle. Malgré les coups de boutoir des socialistes, elle tient bon. Un soutien par un ministère de la famille (éventuellement avec d'autres fonctions) aurait été un signe positif. On ne trouve pas le mot « cultes », qui pourtant aurait pu être une bonne chose, avec d'une part la nécessaire lutte contre l'islamisation, d'autre part un dialogue positif avec les Chrétiens, Juifs, etc sur la salutaire défense des valeurs judéo chrétiennes.
Bref, ce gouvernement pléthorique, constitué, non pas pour faire avancer la France, mais pour récompenser les différents soutiens, descentristes, radicaux et socialistes, à tendance pro Union Européenne, pro Turquie, pro communatarisme, qui néglige des thèmes importants comme la famille, sera incapable de répondre aux légitimes aspirations de la droite nationale, d'assurer la sécurité, de lutter contre l'islamisation, l'immigration massive et le terrorisme, et s'enfoncera dans une politique mollassonne et sociale démocrate.
Nous continuerons à dénoncer fermement la politique suicidaire du gouvernement.
mercredi 13 juin 2007
Les premiers pas de M. Sarkozy
M Sarkozy a remporté les élections le 6 mai 2007, c'est-à-dire il y a plus d'un mois.
On peut donc commencer à analyser ses actes.
D'abord, il préfère, avant son intronisation, rester discret, ce qui fait qu'il ne se rend pas le 8 mai aux cérémonies commémorant la fin de la Seconde Guerre Mondiale (et accessoirement cela lui permet de faire une croisière). Mais, bizarrement, pour la commémoration de l'abolition de l'esclavage le 10 mai, il était cette fois-ci présent, après avoir déclaré le soir de son élection « Je vais en finir avec la repentance, qui est une forme de haine de soi ». Une fois de plus, Sarkozy ne tient pas parole.
Un peu d'histoire: pourquoi l'abolition de l'esclavage est-elle commémorée le 10 mai?
C'est Chirac qui a choisi d'instaurer cette journée de commémoration, en la fixant par référence à la loi votée le 10 mai 2001, loi déposée par Mme Taubira. La loi déclarait que "la traite négrière transatlantique et l'esclavage, perpétrés à partir du xve siècle par les puissances européennes contre les populations africaines déportées en Europe, aux Amériques et dans l'océan Indien, constituent un crime contre l'humanité".
Cette loi est mal faite et incomplète.
Inutile, parce que la réduction en esclavage avait déjà été reconnue comme crime contre l'humanité par l'article 7 du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale en 1998. Incomplète, car on remarque que la loi de 2001 ne mentionne que l'esclavage perpétré par les puissances européennes et à partir du XVe siècle. C'est à dire que l'esclavage des Noirs par les Arabes aux VIII et IXe siècles n'intéresse apparemment pas Mme Taubira; il y a de bonnes victimes et des mauvaises.
Après avoir fait preuve d'une nouvelle repentance pour l'esclavage, M. Sarkozy nomme des personnalités de gauche dans son gouvernement: Besson, Kouchner, Hirsch, Jouyet. Il se précipite en Allemagne pour tenter de faire avancer son mini traité simplifié, qui reprend quasiment la totalité de ce que le peuple Français a repoussé. Puis juste avant le premier tour des législatives, Sarkozy se dédit sur la Turquie. Egalement, il capitule devant les syndicats en acceptant de supprimer les décrets Robien. Enfin, le bruit court que Mme Taubira, celle qui nous a gratifiés de sa loi de repentance à propos de l'esclavage (alors que ce sont quand même les Occidentaux qui y ont mis fin, il ne faut pas l'oublier) rejoindrait le gouvernement, et peut être d'autres socialistes.
Bref, on voit que M Sarkozy est très éloigné de la droite nationale. Nous continuerons à dénoncer les trahisons du gouvernement et du Président.
On peut donc commencer à analyser ses actes.
D'abord, il préfère, avant son intronisation, rester discret, ce qui fait qu'il ne se rend pas le 8 mai aux cérémonies commémorant la fin de la Seconde Guerre Mondiale (et accessoirement cela lui permet de faire une croisière). Mais, bizarrement, pour la commémoration de l'abolition de l'esclavage le 10 mai, il était cette fois-ci présent, après avoir déclaré le soir de son élection « Je vais en finir avec la repentance, qui est une forme de haine de soi ». Une fois de plus, Sarkozy ne tient pas parole.
Un peu d'histoire: pourquoi l'abolition de l'esclavage est-elle commémorée le 10 mai?
C'est Chirac qui a choisi d'instaurer cette journée de commémoration, en la fixant par référence à la loi votée le 10 mai 2001, loi déposée par Mme Taubira. La loi déclarait que "la traite négrière transatlantique et l'esclavage, perpétrés à partir du xve siècle par les puissances européennes contre les populations africaines déportées en Europe, aux Amériques et dans l'océan Indien, constituent un crime contre l'humanité".
Cette loi est mal faite et incomplète.
Inutile, parce que la réduction en esclavage avait déjà été reconnue comme crime contre l'humanité par l'article 7 du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale en 1998. Incomplète, car on remarque que la loi de 2001 ne mentionne que l'esclavage perpétré par les puissances européennes et à partir du XVe siècle. C'est à dire que l'esclavage des Noirs par les Arabes aux VIII et IXe siècles n'intéresse apparemment pas Mme Taubira; il y a de bonnes victimes et des mauvaises.
Après avoir fait preuve d'une nouvelle repentance pour l'esclavage, M. Sarkozy nomme des personnalités de gauche dans son gouvernement: Besson, Kouchner, Hirsch, Jouyet. Il se précipite en Allemagne pour tenter de faire avancer son mini traité simplifié, qui reprend quasiment la totalité de ce que le peuple Français a repoussé. Puis juste avant le premier tour des législatives, Sarkozy se dédit sur la Turquie. Egalement, il capitule devant les syndicats en acceptant de supprimer les décrets Robien. Enfin, le bruit court que Mme Taubira, celle qui nous a gratifiés de sa loi de repentance à propos de l'esclavage (alors que ce sont quand même les Occidentaux qui y ont mis fin, il ne faut pas l'oublier) rejoindrait le gouvernement, et peut être d'autres socialistes.
Bref, on voit que M Sarkozy est très éloigné de la droite nationale. Nous continuerons à dénoncer les trahisons du gouvernement et du Président.
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